L'édito de l'équipeZINÉDINE, savez-vous que le plus difficile ce matin n’est pas d’essayer de comprendre pourquoi les Bleus, vos Bleus, ont perdu, hier soir, une finale de Coupe
du monde à leur portée. Mais d’expliquer à des dizaines de millions d’enfants à travers le monde comment vous avez pu vous laisser aller à asséner ce coup de tête à Marco Materazzi, à dix minutes de la fin de la prolongation. Ils étaient tous là devant leur télé, tendus devant ce match,ce combat de deux poids
lourds, la France et l’Italie, à bout de ressources. Mais celui-ci semblait vous appartenir. Par instants, en ce Stade olympique de Berlin où s’est aussi écrite l’histoire du monde, vous étiez même Ali, l’ultime génie des rings. Le plus grand. Mais ni Ali, ni Pelé, ni Owens, ni aucun autre monstre sacré de leur dimension, de celle que vous étiez sur le point de rejoindre, n’ont ainsi enfreint les règles les plus élémentaires du sport. J’imagine qu’avant que vous ne commettiez ce geste irréparable et difficilement pardonnable, ce geste stupide qui a mis un terme à votre fabuleuse carrière sur un triste carton rouge, Materazzi a dû vous dire les pires horreurs. Mais, ce matin, Zinédine, que confier à nos enfants, à tous ceux pour qui vous étiez redevenu l’exemple vivant, pour toujours ? Zinédine, pourquoi aussi n’étiez-vous plus sur le terrain au tir au but victorieux de Fabio Grosso, pour prendre dans vos bras
Fabien Barthez et Lilian Thuram, vos compagnons d’armes, vos amis pour la vie que vous avez laissés seuls : eux aussi, comme tous les gosses du monde devant leur télé, étaient inconsolables. Je vous imagine très malheureux ce matin. Je suis certain que vous avez pensé qu’il va falloir aussi expliquer ce coup de tête à vos quatre garçons pour qui vous êtes tant. C’était votre dernière image de footballeur, Zinédine. Comment cela a-t-il pu arriver à l’homme que
vous êtes ?
Une fois de plus ce journal bouffe à tout les rateliers, apres avoir descendu jacquet pendant toute la coupe 98 puis l'avoir nommé demi-dieu. Apres avoir encensé les bleus et Zidane dès le deuxième tour et s'etre fait des couilles en or, voilà l'édito de merde de ce journal qui ne resume la carrière de Zidane qu'à ce geste certe inexcusable mais compréhensible apres tout Zidane n'est qu'un homme